lundi 23 novembre 2009


Je m’appelle Olympia.
Je suis une poupée animée qui fascine et attire.
Je dis oui, je dis non, on m’appelle l’absente, l’insaisissable, l’impénétrable ou presque.
Je suis l’illusion qui se brise comme du verre.
J’aspire doucement ton âme pendant nos valses mal accordées, je ne suis qu’un objet perdu dans une chambre close.
Je suis une femme automate parfaite, plaquée sur du vivant, te parlant plus de mort que d’amour.
Tout est violence, rien n’est désir.
Ne m’en veux pas, c’est ma manière à moi de faire l’amour.
Je ne t’offre que de l’image, que du semblant pendant que tu te perds dans ma chair accidentelle.
Renverse ton venin en moi, tu ne sais faire que ça. Tu es mon spectacle, ma mutilation. Je te manipule.
Dans mes yeux, tu peux croiser le chemin d’Eros.
Tu guettes et touches mon corps pendant qu’il se dérobe. Tu me proposes des élixirs que je refuse.
Mais lorsque tu plonges, je me décompose.
Je déshabille tes pulsions enfouies et me renverse sans que tu entendes ma mécanique pendant que tu découvres le fond de mes choses.
Je veux t’obséder et me déposséder de moi-même à la fois, tout en cadence, je suis érotique, je suis femme morte.

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