j'aimerais t'offrir ce dont tu rêves. J'aimerais être ton trésor, celui que tu protèges, que tu polis et enfermes dans une boîte en acier scellée au nom de l'ivresse fiévreuse de notre amour. scellée à double tour. Mais la fadeur de ta folie m'exaspère et m'ennuie. ta poupée s'évade et s'efface sans que tu ne parviennes à la rattraper. tu haïs ce narcissisme insipide, la seule chose capable de voler à mon secours. Mon ravisseur se cache sous ma peau et scelle sa présence d'irruptions cutanées, plâtre mon coeur pour qu'il cesse de battre. je lui crie que je l'aime et que je le bénit lorsque ma respiration s'évanouit. le regard glacé, c'est lui qui dessine des stalactites de rêves au creux de mes paupières, figeant alors l'ineffable douleur. tant de fois je me dévouée sur ce lit où tu me fais l'amour et la mort dans l'âme, noyée dans un verre d'eau empli d'amertume. je partage désormais ses spasmes et délires obsessionnels, ses angoisses sarcastiques, ses douces et mielleuses pathologies qu'il fit fondre le long de mes courbes d'enfant. j'aimerais retourner dans ce grenier, m'allonger sur le parquet craquelant et gémissant, retrouver la bête noire qui fit à son tour de moi un monstre et qui continue à me tourmenter et m'obséder.
J'offre ce dithyrambe à celui qui me possédera jusqu'à ce que la dernière goutte de sang n' atteigne le précipice de mes jours perdus.
Je t'en prie, accorde ton pardon à l'errante.
samedi 22 mai 2010
vendredi 22 janvier 2010
Sanatorium.
Juste histoire de me soigner.
Une simple opération, il paraît.
Psychotrope danse autour de moi et veut former une ronde.
Avec les autres.
La comptine de mon existence, sans doute.
Je pense à Molière qui s’éteint doucement sur scène.
Il s’agit juste d’un bilan.
Et l’étrange sensation qu’ils me lacèrent.
Et puis, tout n’est qu’histoire sans fin. Elle jouait sur son piano, elle s’offrait, ouvrait sa cage thoracique, laisser l’air venimeux déchirait ses entrailles, l’homme, l’homme, je te chasse de mon esprit, je t’enracine, loin, loin de moi... mes crises, j’en ai peur, elles t’effrayent, tu les aimes et les convoites, j’aimerais écrire ton nom mais il passe juste sous silence, sous mes draps le soir lorsque la lumière s’éteint. Et puisqu’il faut se trouver et sans cesse savoir, et puisque je me hais jusqu’au bout, jusque loin derrière moi et même lorsque mon cœur veut s’offrir à la vie, apercevoir le dehors, et le dedans et le dehors, à flots, je crois que mon cœur est du côté de la raison. Il t’ immerge et calcine chacune de tes pensées faramineuses.
Juste histoire de me soigner.
Une simple opération, il paraît.
Psychotrope danse autour de moi et veut former une ronde.
Avec les autres.
La comptine de mon existence, sans doute.
Je pense à Molière qui s’éteint doucement sur scène.
Il s’agit juste d’un bilan.
Et l’étrange sensation qu’ils me lacèrent.
Et puis, tout n’est qu’histoire sans fin. Elle jouait sur son piano, elle s’offrait, ouvrait sa cage thoracique, laisser l’air venimeux déchirait ses entrailles, l’homme, l’homme, je te chasse de mon esprit, je t’enracine, loin, loin de moi... mes crises, j’en ai peur, elles t’effrayent, tu les aimes et les convoites, j’aimerais écrire ton nom mais il passe juste sous silence, sous mes draps le soir lorsque la lumière s’éteint. Et puisqu’il faut se trouver et sans cesse savoir, et puisque je me hais jusqu’au bout, jusque loin derrière moi et même lorsque mon cœur veut s’offrir à la vie, apercevoir le dehors, et le dedans et le dehors, à flots, je crois que mon cœur est du côté de la raison. Il t’ immerge et calcine chacune de tes pensées faramineuses.
lundi 18 janvier 2010
"et sans doute notre temps...préfère l'image à la chose, la copie à l'original, la représentation à la réalité, l'apparence à l'être...Ce qui est sacré pour lui, ce n'est que l'illusion, mais ce qui est profane, c'est la vérité. mieux, le sacré grandit à ses yeux à mesure que décroît la vérité et que l'illusion croit, si bien que le comble de l'illusion est aussi pour lui le comble du sacré"
feuerbach
feuerbach
et c'est ce dans quoi je me suis perdue.
dimanche 10 janvier 2010
untitled
Etait ce son reflet, celui qui m’avait tant de fois vêtu puis dévêtu de lambeaux chimériques ? On l’appelait la vénus d’Ile, une créature froide, menaçante et secrète mais d’une jalousie maladive. Ses désirs étaient obsessions, elle ne jurait que par et pour l’adoration des corps qui se perdaient bien malgré elle sous une emprise charnelle et maladive. Après ces nuits d’étreinte, sa peau devenait terne, presque bleuâtre. Elle se perdait dans la prohibition des sentiments mais était silencieusement en quête de symboles. De symboles auxquels se rattacher.
Ce n’était pas son reflet, juste une image sans aucune référence à la réalité. Elle se représentait, simple mise en scène. On ne l'appelait pas, elle n’était qu’un visage sans nom, presque sans vie.
Elle rendait possible l’expiation à travers ses désirs et purger sa peine sous ces draps.
Ce n’était pas son reflet, juste une image sans aucune référence à la réalité. Elle se représentait, simple mise en scène. On ne l'appelait pas, elle n’était qu’un visage sans nom, presque sans vie.
Elle rendait possible l’expiation à travers ses désirs et purger sa peine sous ces draps.
mardi 5 janvier 2010
l'inconscient

Il existe de ces bals où l’on valse avec tous ses fantasmes. Je bénis Lully et ses divines créations pour me transporter dans un univers où Madame du Barry s’empare de mon être tout entier. Mise à nue sans aucune pudeur j’embrase le soleil. Dans de pareilles scènes, les rôles s’inversent et renversent toute dévotion. Je deviens cet être en proie à la pulsion, à la mondanité purement bestiale et fugace, c’est fou comme l’on peut s’amuser derrière les buissons. Devenir maîtresse royale n’est pas une tâche aisée mais j’y goûte du mieux que j’y peux, me perdant sans doute dans des jeux futiles et dérisoires. Qui oserait deviner l’envers du décor dans ces loges où je me suis tant de fois abaissée devant la grâce du seigneur ? « Tu es ma création », me murmurait t-il au creux de l’oreille, et après tout je crois qu’il a entrevu bien plus que le fond de ma gorge.
Je tire un trait
Un long silence et puis
L’or claquant se dilapide sous mes pensées intraveineuses. Le monde m’apparaît alors en sourdine, comme derrière un mur de coton. Tout ne m’est perceptible que derrière un voile laiteux et brumeux, je crois qu’il s’agit de mon enfance, de mon angoisse. Je tente d’en déchirer le voile liturgique et léthargique sans y parvenir vraiment.
Je suis revenue dans cette chambre froide
Et me suis déshabillée devant la Femme Lune.
Je tire un trait
Un long silence et puis
L’or claquant se dilapide sous mes pensées intraveineuses. Le monde m’apparaît alors en sourdine, comme derrière un mur de coton. Tout ne m’est perceptible que derrière un voile laiteux et brumeux, je crois qu’il s’agit de mon enfance, de mon angoisse. Je tente d’en déchirer le voile liturgique et léthargique sans y parvenir vraiment.
Je suis revenue dans cette chambre froide
Et me suis déshabillée devant la Femme Lune.
Impassible, plus rien ne me traverse désormais… Juste ce souvenir d’une porte qui s’entrouvre, des étincelles et puis, plus rien : le pyromane de ma jeunesse s’évanouit dans mes bras, je suis sa bête de cirque.
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