Etait ce son reflet, celui qui m’avait tant de fois vêtu puis dévêtu de lambeaux chimériques ? On l’appelait la vénus d’Ile, une créature froide, menaçante et secrète mais d’une jalousie maladive. Ses désirs étaient obsessions, elle ne jurait que par et pour l’adoration des corps qui se perdaient bien malgré elle sous une emprise charnelle et maladive. Après ces nuits d’étreinte, sa peau devenait terne, presque bleuâtre. Elle se perdait dans la prohibition des sentiments mais était silencieusement en quête de symboles. De symboles auxquels se rattacher.
Ce n’était pas son reflet, juste une image sans aucune référence à la réalité. Elle se représentait, simple mise en scène. On ne l'appelait pas, elle n’était qu’un visage sans nom, presque sans vie.
Elle rendait possible l’expiation à travers ses désirs et purger sa peine sous ces draps.
dimanche 10 janvier 2010
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